Opération d’abattage en urgence d’un troupeau de bisons divaguant sur la commune de Megève

Une affaire de sécurité

Après l’échec de diverses tentatives de rabattage et de capture des bisons et considérant que ces animaux sauvages étaient susceptibles de représenter un danger grave et immédiat pour les personnes et les biens et notamment au regard du risque routier, il a été procédé, ce matin à 9h00, conformément à l’arrêté préfectoral du 18/07/2019, à l’abattage du troupeau dans son intégralité.

//www.haute-savoie.gouv.fr/content/download/30507/181387/file/20190719-CP-bisons.pdf

Selon François Lambert, éleveur à Echenay, les bisons sont des animaux calmes mais peuvent devenir dangereux quand ils se sentent menacés. C’est aussi la raison pour laquelle, chez lui, les prairies sont entourées de clôtures de deux mètres de haut et qu’un parc et une cage de contention sont indispensables pour les trier et réaliser des traitements individuels. L’abattage au parc ou au pré a été suspendu au début de la crise de la vache folle. Il est de nouveau autorisé. En France, seuls deux abattoirs disposent de ‘ matadors ‘ spéciaux indispensables à leur abattage.

//www.lafranceagricole.fr/article/le-bison-des-plaines-un-bovin-presque-comme-les-autres-1,0,70802810.html

Un problème sans solutions ?

C’est l’occasion de rappeler le devoir des propriétaires et surtout le risque financier a supporter. L’opération a solicitée de nombreuses personnes et du matériel et cela sera supporté par le propriétaire. Une clôture efficace avec un système d’alertes performant permet d’agir beaucoup pour éviter d’en arriver à des situations comme celle-ci.

Pampaas – Vigifence

L’opération été réalisée avec le concours de 3 agents de l’office National de la Chasse et de
la Faune Sauvage (ONCFS), de 4 lieutenants de louveterie et de 25 personnels de
gendarmerie pour sécuriser la zone

//www.haute-savoie.gouv.fr/content/download/30507/181387/file/20190719-CP-bisons.pdf

Les frais afférents aux opérations de capture, de transport de garde et d’euthanasie de l’animal sont intégralement et directement mis à la charge de son propriétaire ou de son détenteur.

Code rural et de la pêche maritime – Article L211-11

Le bison en Europe

Aujourd’hui, le vieux continent compterait 6083 bêtes (un décompte effectué en 2015). Dont 4009 en liberté ou semi-liberté, majoritairement réparties sur huit pays. Principalement en Pologne, Biélorussie, Lituanie, Russie, Ukraine et dans une moindre mesure en Allemagne, Slovaquie et Roumanie. 1674 bisons demeurent captifs. Si les chiffres tendent à progresser et que le célèbre ruminant reprend lentement ses marques, il conserve toujours sa place dans la catégorie des espèces vulnérables.

//www.sciencesetavenir.fr/animaux/grands-mammiferes/bisons-d-europe-de-l-extinction-a-l-etincelle_110466

Le troupeau du domaine de la Sasse, bien qu’étant un héritage familiale n’est pas d’une souche locale, le bison « Français » ayant disparu au début du siècle dernier.

//www.sagasur.fr/fichiers/140629_saga3_grands_herbivores_rs.pdf

Des deux sous-espèces de bisons d’Europe qui existaient encore au début du XX siècle, une a été perdue … Mais c’est un moindre mal quand on sait qu’à l’état sauvage, le dernier B. b. bonasus a disparu en 1919 et B. b. caucacicus en 1927. L’espèce toute entière aurait pu s’éteindre là, exterminée par la chasse, la déforestation et une urbanisation de plus en plus forte, la première Guerre Mondiale et les famines qu’elle entraîna.

//www.especes-menacees.fr/actualites/bison-europe-recit-reintroduction-reussie/

L’élevage du bison en France

L’élevage du bison suscite un intérêt grandissant en Europe, essentiellement pour la production de viande et pour son image touristique. La production mondiale de viande de bison est pour le moment encore très marginale et s’est développée en France essentiellement sur la base d’animaux importés. Le bison s’adapte bien à nos conditions d’élevage de dimensions « modestes », et ne devient agressif que lorsqu’il se sent contenu. Son régime alimentaire est très proche de celui des bovins placés dans des conditions de milieu identiques.

Les femelles ont la capacité de mettre bas toute l’année, mais le bison est plutôt saisonné. Les vêlages se déroulent en majorité en mai et correspondent à des saillies relativement groupées au mois d’août. Les jeunes femelles peuvent se reproduire à partir de 2 ans et, au cours de sa carrière, la bisonne peut mettre bas une fois par an. La durée de gestation est de 270 jours. Le poids à la naissance des femelles est de 25 kg et celui des mâles de 30 kg. La production laitière permet d’assurer une croissance journalière de 600 g environ jusqu’au sevrage qui intervient vers l’âge de 7 mois.

Le poids adulte (450-500 kg pour les femelles, 700-800 kg pour les mâles) est atteint tardivement. Le niveau d’ingestion moyen rapporté au poids serait, sur une longue période, comparable à celui de nos races bovines rustiques. Croissance et niveau d’ingestion des jeunes d’élevage varient avec la saison, sans doute avec la durée d’éclairement.

Dans nos régions, le principal atout du bison réside dans sa capacité à produire
une viande rouge avec des rendements à l’abattage satisfaisants (environ 57 %). Avant l’abattage, les mâles sont engraissés avec des régimes concentrés et leur croissance atteint alors 800 g/j. Pour produire les carcasses de 250 à 300 kg demandées par le marché, il faut les abattre à 2,5-3,0 ans.

//www6.inra.fr/productions-animales/content/download/4771/45424/version/1/file/Prod_Anim_1996_9_5_07.pdf

Pour allez plus loin

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